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Université de la Paix

L’université de la Paix rassemble chaque année à Caen une cinquantaine de jeunes étudiants, européens et non-européens pour des échanges pluridisciplinaires (et en français) sur une thèmatique afférente à la paix.


 

L’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, avec le soutien de la Région Normandie et de l’Université de Caen organise la dix-huitième édition de l’Université de la Paix. Celle-ci se tiendra à Caen du 17 juin au 23 juin 2018 et aura pour thème « Justice Pénale Internationale et Paix »


Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les Tribunaux militaires internationaux de Nuremberg (1945) et de Tokyo (1946) ont jeté les bases d’une justice pénale internationale qui a pour objectif principal de lutter contre l’impunité. 


Depuis, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) ou le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) ont fermé leurs portes en 2017 après plus de vingt-cinq ans de service. La Communauté internationale s’apprête dans le même temps à célébrer les vingt ans du Statut de Rome fondateur de la Cour Pénale Internationale. 


Et des dizaines de tribunaux internationaux ou mixtes ont vu le jour à travers le monde pour lutter contre l’impunité (Cambodge, Sierra Leone, Sénégal, Liban, etc…). 

Quels enseignements avons-nous tirés de l’essor des juridictions pénales internationales ? 

D’un côté, la Justice Pénale Internationale a parfaitement rempli son rôle en condamnant des criminels de guerre (Ratko Mladic pour le dernier d’entre eux). La jurisprudence progressiste et constructive de ces tribunaux a également permis des avancées spectaculaires dans le domaine du droit international général et du droit international humanitaire. 


D’un autre côté, ces juridictions sont largement décriées par une partie de la Communauté internationale. « Justice des vainqueurs », « nouvel impérialisme » ou encore longévité des procédures sont autant de critiques dispensées à l’égard de ces tribunaux. Récemment, plusieurs pays africains ont d’ailleurs fait part de leur volonté de se retirer du mécanisme de la Cour Pénale Internationale. 

Face à toutes ces éléments parfois contradictoires, souvent confus, l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix propose à une quarantaine de jeunes du monde entier de se former, de débattre et de réfléchir à cette thématique. Encadrés par une équipe d’experts internationaux, les étudiants auront l’occasion de vivre une expérience interculturelle riche et unique. 


PROGRAMME PREVISIONNEL :

En alternant théorie et temps moins formels, les journées s’articuleront autour des thématiques suivantes:

  • Les organes de la justice pénale internationale ;
  • Les objectifs de la justice pénale internationale ;
  • Les crimes internationaux ;
  • La mise en œuvre de la justice pénale internationale ;
  • La France et la justice pénale internationale.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Pour pouvoir postuler à l’Université de la paix, il vous faut être âgé de 20 à 28 ans et être titulaire d’un diplôme équivalent à deux années d’études universitaires (minimum). La maîtrise de la langue française est impérative, et vous devez avoir étudié (au choix) le droit, les sciences sociales, les sciences politiques ou l’histoire.


Les frais d’inscription s’élèvent à 75€. Cette participation prend en compte l’hébergement (du lundi au samedi soir) ainsi que les frais de restauration.


Les frais de transport jusqu’à Caen sont à la charge des étudiants.

Pièces à fournir :

  • Fiche de candidature ;
  • CV ;
  • Justificatif du dernier diplôme obtenu ;
  • photo en format JPEG ;
  • copie du passeport (ou de la carte d’identité pour les ressortissants européens).


Les trente meilleurs dossiers seront retenus (l’Institut se réserve le droit de faire passer un entretien – Skype - aux candidats en cas de nécessité).


Dossier de candidature à envoyer à marie-pierre.pagnon@2idhp.eu au plus tard le dimanche 8 avril 2018.